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Comment le Process Mining s'inscrit dans vos stratégies RSE ?

RSE illustration

Le concept de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) apparaît dans les années 60 aux Etats-Unis dans un ouvrage d’Howard R. Bowen : Social Responsibilities of the Businessman. Ce concept a pour objectif d’évaluer la contribution d’une entreprise aux enjeux de développement durable.
La Commission Européenne l’a ensuite défini comme étant « l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes ».

Quelles raisons motivent les entreprises à adopter une démarche RSE ?

D’après la définition de la Commission Européenne, la mise en place d’initiatives RSE se fonde sur le « volontariat ». Alors qu’est-ce qui pousse les entreprises à prendre ces initiatives depuis une trentaine d’années ?
On peut distinguer 2 axes principaux :

  • La demande des consommateurs évolue : la consommation se veut aujourd’hui éthique et responsable. L’économie circulaire, la volonté de consommer local et bio sont de bons exemples de cette nouvelle ère de la consommation. L’implication de l’entreprise dans une démarche de RSE devient alors stratégique et constitue même un axe de communication de la marque
  • La réglementation qui, depuis les années 90, tend à imposer aux entreprises de publier des données financières et extra-financières (Lois NRE) ou un cadre d’action pour diminuer les émissions de gaz à effets de serre (lois Grenelle). La dernière en date, la loi Pacte renforce les obligations des entreprises sur le volet social cette fois-ci avec entre autres un meilleur partage de la valeur créée avec les salariés.

 

Les entreprises de plus de 500 salariés et de plus de 40 millions de CA (sociétés cotées) ou 100 millions (sociétés non cotées) sont, de plus, soumises à une obligation de publier un rapport RSE reprenant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (critères ESG) depuis Grenelle II en 2010.

  1. Les critères environnementaux mesurent l’impact direct ou indirect de l’entreprise sur l’environnement. L’entreprise doit étudier pour ce faire l’ensemble de ses processus de production et de distribution afin de les repenser dans le sens du développement durable.
  2. Les critères sociaux mesurent l’impact social de l’entreprises et de ses différents partenaires (clients, fournisseurs, etc.). L’entreprise doit par exemple s’assurer des bonnes conditions sociales de travail de ses partenaires externes (fournisseurs et sous-traitants)
  3. Les critères de gouvernance mesurent la façon dont l’entreprise est dirigée, administrée et contrôlée. Cela peut aller du rôle des actionnaire, la féminisation jusqu’à la transparence des rémunérations.

En quoi le Process Mining s'inscrit dans la démarche RSE des entreprises ?

Le process mining est une technologie qui permet, grâce aux journaux d’information (logs informatiques) de collecter la data de différentes sources et de la centraliser pour la restituer en temps réel. Cela permet donc de visualiser précisément les goulets d’étranglement, les rework et les points de non-conformités d’un processus.

Elle permet donc une transparence totale sur l’ensemble de la chaine de valeur : depuis la R&D d’une entreprise jusqu’à la consommation en passant par la production, les achats et la distribution.

Sur cette chaine de valeur, des éléments essentiels quant aux critères ESG peuvent donc être mesurés et optimisés pour améliorer les impacts environnementaux et sociaux de l’entreprise. On peut citer ici quelques exemples parmi tant d’autres :

Le process mining permet notamment une meilleure gestion des stocks. En effet, en visualisant l’historique des flux et, grâce à l’IA et au Machine Learning, en prédisant les flux futurs de l’entreprise, cette technologie permet d’ajuster au mieux les achats de matières première nécessaire à la fabrication évitant ainsi les surplus et éventuelles pertes de matières premières.

Le process mining permet aussi de mieux visualiser les parcours des produits lors de la distribution : d’évaluer les temps d’acheminement en fonction entre autres de la géographie, de la typologie des produits et des fournisseurs pour les optimiser. Cette optimisation conduit à une diminution des effets de serre par une gestion plus responsable de la chaine logistique.

Cela permet également de mieux visualiser les tâches qui peuvent être répétitives et sans valeur ajoutée faites par les équipes productives et les automatiser. Cela donne plus de confort et de qualité de vie au travail, essentiel également dans une approche RSE.

Les rapports ESG des entreprises constituent un ensemble de données relatives à toute la chaine de valeur. Le process mining, en captant et centralisant l’ensemble de ces données est en lui-même, un bon moyen de réaliser ces rapports et d’en prévoir l’évolution.

En résumé, le process mining est un outil qui contribue à auditer la réalité d’une entreprise et à restituer ce qui se passe effectivement sur le terrain de manière macro et micro. Grâce à cette hypervision, l’entreprise est à même de lancer des chantiers d’optimisation et de gagner en performance. Ces gains seront visibles sur bon nombre d’aspects de la chaine de valeur de l’entreprise et ce, dans une logique éthique et responsable.
C’est certainement pour cette raison que France Stratégie a observé dans les entreprises ayant mené des chantiers de RSE une amélioration globale des performances de l’ordre de 13%.